Le monde des animaux: d’où vient le mot Goupil que l’on entend parfois ?

Présenté généralement comme à mi-chemin entre le chien domestique et le loup sauvage, le goupil fait partie de la grande famille des Canidés. Si le nom de goupil vous semble peu familier, ce serait parce que ce carnassier est plus connu sous le nom de renard. Fennec, roux, nordique ou Darwin, cette espèce vulpine est présente et spécifique à différentes parties du monde. Quelle est l’origine du mot Goupil que l’on entend parfois ? Voici tout ce que vous devez savoir à propos du goupil.

Étymologie du mot Goupil

Le Canis vulpes fut connu en premier sous le nom commun de goupil, l’origine latine du mot étant vulpiculus ou vulpes. Selon ouille.info, ce mot était traduit en français ancien selon les dialectes par golpilzgulpilgorpil ou volpil. Jusqu’au début du XIIe siècle, le mot Goupil était celui utilisé pour désigner un renard.

Quant au mot Renard, il aurait une ascendance germanique. La parution de l’ouvrage épique Le Roman de Renart au Moyen Âge en a été l’origine. Il s’agissait d’un recueil de récits animaliers médiévaux qui mettait en avant un goupil dont le prénom était Renart. À propos de cet anthroponyme germanique, il provenait de Reginhart ou Reinhard, composé des mots ragin ou regin qui signifie conseil et de hard qui veut dire fort ou hardi. En un mot, Renart signifierait « fort en conseil ».

Le personnage principal de ce roman populaire a tellement impacté que peu à peu par antonomase, le nom propre Renart a éclipsé le nom commun goupil devenant ainsi le nom commun du Canis Vulpes. Par ailleurs, le changement d’écriture du t final en d s’est fait au milieu du XVe siècle. Pour mieux comprendre le changement de nom, il ne serait pas vain de jeter un coup d’œil au roman en question.

Le Roman de Renart

Le Roman de Renart est un recueil de petits récits indépendants rédigés entre 1170 et 1250 en langue romane (française) par plusieurs auteurs. Ces vers octosyllabiques déclinés en vingt-sept branches ont été écrits par différents auteurs. Le roman met en scène des animaux personnifiés dont les deux principaux sont le goupil Renart et le loup Ysengrin. Le goupil aurait été affublé du nom d’un avocat de Paris appelé Renart dont l’auteur voulait moquer.

Renart le goupil y était présenté comme espiègle et fripon. Ce maître des ruses avait l’art de la belle parole et était réputé pour faire de cruelles plaisanteries au loup Ysengrin et autres animaux. Très malin, il commettait de nombreux méfaits et il pouvait se sortir des situations extrêmes. Quoi de plus pour lui prêter l’expression : Rusé comme un renard !

Il est évident que la littérature a considérablement influencé le mot Renard. Toutefois, la nature de l’animal n’est pas loin de celle décrite dans le roman. En effet, l’animal est prêt à tout pour manger à sa faim. Dans la nature, il se nourrit de cadavres d’animaux domestiques ou sauvages. Dans l’environnement humain, il se nourrit des restes de cuisine. Discret et furtif, il explore avec minutie les abords des fermes ou des villages à la recherche de vivres.

En outre, le goupil possède une excellente mémoire, est inventif et patient. Il est capable de sauter, ramper, nager et marcher sans bruit. Au-delà de la fiction du roman, ce commensal se révèle très habile dans l’art de la tromperie.

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